moins c’est PLUS
Weblog de Christian Jasinski
Weblog de Christian Jasinski
23/06/05
Voilà quelques temps que je m’intéresse à cette technique car elle permet une plus grande immersion dans l’image. Le problème avec les panoramas classiques, à mon avis, c’est que l’écran de l’ordinateur n’est pas assez grand pour rentrer dans l’image. Ou bien il faut réduire les dimensions de l’image qui devient alors trop petite pour représenter l’ampleur du sujet.
Avec le format QTVR, on ne voit tout d’abord qu’une partie du panorama mais, en cliquant dessus avec la souris et en tirant sur cette dernière vers la droite ou la gauche, on peut faire défiler tout le panorama. Comme si on parcourait véritablement la scène du regard en se tournant sur 360 degrés.
J’ai réalisé ce panarama sur la place de mon village, en tenant l’appareil à la main, en mode manuel pour que toutes les images aient le même réglage. Ensuite, j’ai utilisé Photoshop pour traiter chaque image, puis Panorama Factory pour assembler le panorama.
Cliquez sur l’imagette ci-dessous pour voir le panorama. Si vous avez un modem lent, il faudra 2 ou 3 minutes avant qu’il apparaisse. Sinon, avec l’ADSL, c’est immédiat.
19/06/05
En regardant ma photo de la marguerite, je me suis dit que ça serait bien de zoomer sur une partie représentative de l’image. Finalement, c’est dans la philosophie « moins c’est PLUS » : comment dire la même chose avec moins d’éléments, avec le minimum d’éléments possibles. Voilà donc ce que ça donne.

16/06/05
Il y avait tant de marguerites dans le jardin que je ne pouvais pas résister… Je sais bien que ce type de photo n’est pas particulièrement original mais c’était de l’ordre du réflexe pour moi.

16/06/05
A ma grande surprise, je viens d’apprendre que la société Adobe (éditeur de Photoshop, Illustrator, etc.) avait l’intention de faire l’acquisition de la société Macromedia (éditeur de Dreamweaver, Fireworks, Flash, etc.). Etant donné le succès rencontré par les logiciels Macromedia, j’aurais plutôt cru que ce serait cette dernière qui achèterait Adobe. Pour être honnête, j’ai même d’abord pensé qu’il s’agissait d’un poisson d’avril, sauf qu’on est le 18…
Personnellement, je regrette beaucoup cette union entre deux sociétés qui se faisaient une concurrence évidente jusqu’à maintenant puisqu’elles produisaient des logiciels sur les mêmes segments de marché. Ainsi, on pouvait opposer directement Dreamweaver (Macromedia) et Golive (Adobe), pour ne citer que ces deux-là.
Cette concurrence n’existera plus et c’est dommageable pour les consommateurs que nous sommes. Décidément, le libéralisme m’étonnera toujours…
Le communiqué de presse d’Adobe se trouve là et celui de Macromedia se trouve ici.
A noter que cette fusion, prévue pour l’automne 2005, n’est pas encore opérationnelle car elle doit être approuvée par les autorités compétentes.
16/06/05
Autant il est déconseillé de structurer une page HTML à l’aide de tableaux imbriqués, autant il est conseillé d’utiliser un tableau pour présenter des données sous forme tabulaire. Par contre, dans ce dernier cas, il convient de formater le tableau afin de le rendre plus accessible.
Tout d’abord, un tableau doit avoir un titre pour plus de clarté. Pour cela, on utilise la balise <caption>. Voici un exemple :
<table>
<caption>Mes revenus en fonction de l'année et des clients</caption>
<tr>
<td>
…
Cette balise doit être placée juste après la balise <table>.
Une autre balise sert à préciser le contenu et le but des données présentées dans le tableau. Cette balise est <summary> et il s’agit d’un attribut à la balise <table>. Voici un exemple d’utilisation :
<table summary="Voici un tableau présentant mes revenus annuels pour chacun de mes 12 clients, classés par ordre d'importance.">
<caption>Mes revenus en fonction de l'année et des clients</caption>
<tr>
<td>
…
Mais un tableau se doit également de posséder des entêtes de colonnes. C’est la balise <th> qui sert à désigner les entêtes. On l’utilise comme suit :
<table summary="Voici un tableau présentant mes revenus annuels pour chacun de mes 12 clients, classés par ordre d'importance.">
<caption>Mes revenus en fonction de l'année et des clients</caption>
<tr>
<th>client1</th>
<th>client2</th>
<th>client3</th>
…
Pour que les personnes surfant avec un lecteur d’écran (handicapés visuels) s’y retrouvent plus facilement, il faut associer les entêtes du tableau aux données de ce dernier. Ainsi, les lecteurs d’écran « liront » le tableau d’une manière plus logique plutôt que de lire chaque rangée bêtement de gauche à droite.
Il faut tout d’abord ajouter des « id » aux entêtes du tableau. Rien de plus facile :
<table summary="Voici un tableau présentant mes revenus annuels pour chacun de mes 12 clients, classés par ordre d'importance.">
<caption>Mes revenus en fonction de l'année et des clients</caption>
<tr>
<th id="client1">client1</th>
<th id="client2">client2</th>
<th id="client3">client3</th>
…
Il suffit maintenant d’ajouter l’attribut correspondant dans chaque cellule du tableau. Très simple :
<table summary="Voici un tableau présentant mes revenus annuels pour chacun de mes 12 clients, classés par ordre d'importance.">
<caption>Mes revenus en fonction de l'année et des clients</caption>
<tr>
<th id="client1">client1</th>
<th id="client2">client2</th>
<th id="client3">client3</th>
</tr>
<tr>
<td headers="client1">300 euros</td>
<td headers="client1">200 euros</td>
<td headers="client1">100 euros</td>
…
Enfin, trois autres balises peuvent être utiles pour plus d’accessibilité et de convenance. Elles permettent également d’apporter davantage de sens à la structure du tableau. Ces trois balises sont : <thead>, <tbody>, <tfoot>. On peut donc séparer le contenu du tableau en trois parties logiques : les entêtes, le corps du tableau et le pied du tableau. Pour le développeur CSS, cela veut dire qu’il dispose de trois zones distinctes de formatage sans avoir à rajouter d’attributs « id » ou « class ». Voici un exemple :
<table>
<thead>
<tr>
... c'est ici que l'on met les entêtes du tableau
</tr>
</thead>
<tfoot>
<tr>
... c'est ici que l'on met le pied du tableau
</tr>
</tfoot>
<tbody>
<tr>
... c'est ici que l'on met la partie principale du tableau avec ses cellules
</tr>
</tbody>
</table>
A noter que <thead> et <tfoot> doivent être placées avant <tbody>.
16/06/05
Avant de penser à l’aspect esthétique d’une page Web, il convient de réfléchir à la façon dont va s’organiser sémantiquement le code HTML (ou XHTML) de cette page. Le but de cette démarche est que la page forme un « couple idéal » avec la feuille de style CSS qui va y être attachée.
Un grand nombre de concepteurs Web ont appris leur métier à une époque où la priorité était donnée à l’aspect des pages, à leur design, à leur look. Il fallait alors réfléchir aux images, couleurs, graphismes qui permettraient de réaliser ce look. En général, on utilisait un logiciel graphique (Photoshop par exemple) pour dessiner l’aspect esthétique de la page. Ensuite, on s’arrangeait pour que le code HTML traduise le mieux possible ce qu’on avait dessiné sous Photoshop. Mais cette époque est révolue, par exemple parce que les différents systèmes de navigation (navigateurs, téléphones portables, PDA, etc.) ne peuvent pas afficher de telles pages qui ne sont conformes à aucun standard.
Pour qu’une page Web puisse être associée à une feuille de style CSS et soit conforme aux standards, il faut absolument oublier cette façon de faire. La priorité ne doit plus être donnée à l’aspect esthétique mais à la façon dont le code HTML est structurée. C’est ici qu’intervient la sémantique. En gros, la sémantique s’occupe du sens des termes linguistiques. Pour ce qui nous concerne, en tant que concepteur de pages Web, cela veut dire que le code HTML doit être organisé en fonction de son sens.
Je sens que vous allez me demander un exemple. En voici un : un menu de navigation ce n’est finalement qu’une liste d’options. Alors la balise HTML la mieux adaptée au codage d’un menu de navigation c’est la balise qui crée une liste, par exemple une liste <ul>.
Une page structurée sémantiquement implique aussi que son contenu textuel soit organisé en différents modules, chacun regroupant les idées apparentées.
Lorsqu’une page est correctement structurée, il est alors facile de lui appliquer une feuille de style et de lui donner l’esthétique que l’on veut : le menu horizontal en haut, vertical à gauche ou à droite, etc. Pas de limite à l’imagination en la matière…
Le mot-clé est « structuration sémantique » : des balises correspondant au contenu qu’elles définissent et des modules thématiques de contenu textuel. Si on réfléchit à la façon dont doit s’organiser la page que l’on est en train de créer, voici, par exemple, le type de structure que l’on pourrait définir :
Chacun de ces thèmes peut être placé dans une balise <div> car celle-ci permet justement d’organiser la structure de la page. Et chacune de ces balises <div> peut se voir attribuer un attribut « id » spécifique. Par exemple :
<div id="entete"></div><div id="menuPrincipal"></div><div id="sousMenu"></div><div id="texte"></div></code><div id="feedback"></div><div id="basDePage"></div>Nous avons donc défini une structure et n’avons jamais réfléchi en terme d’esthétique. Cette façon de faire est donc très différente de la façon « traditionnelle ». Nous avons organisé l’information de manière sémantique quant à son contenu et il ne reste plus qu’à entrer le contenu textuel et graphique entre les balises <div>.
Chaque balise HTML doit être choisie avec rigueur, non pas parce qu’elle implique un certain aspect sur la page mais pour son sémantisme propre. Ainsi, inutile d’utiliser la balise <blockquote> pour indenter un paragraphe si ce paragraphe n’est pas une citation. Il faut indenter un paragraphe via la feuille de style CSS (puisque l’indentation est un problème d’aspect, d’esthétique). Par contre, si l’on fait une citation (un extrait d’un roman par exemple), alors il faut utiliser la balise <blockquote> car c’est son sens (en anglais le terme « block quote » peut se traduire par « module de citation »). On code alors sémantiquement.
Chacun de ces modules (les <div>) peut alors être placé où l’on veut dans la page et avoir les couleurs, les polices, les espacements, etc. que l’on veut grâce à la feuille de style CSS. Rien n’empêche, par exemple, de mettre le menu principal de navigation en haut horizontalement ou bien de le mettre à droite verticalement ou encore à gauche. C’est maintenant qu’il faut se soucier des aspects esthétiques et surtout laisser tout cela à la charge de la feuille de style.
16/06/05
Une nouvelle photo faite récemment à Lausanne en Suisse. C’est une tour d’observation entièrement en bois qui se trouve sur les hauteurs de Lausanne et permet d’admirer le lac Léman et les Alpes sur 360 degrés.

16/06/05
Et si on pouvait naviguer sur un site Web en utilisant des touches du clavier. C’est maintenant possible ! Deux balises permettent en effet cette avancée : accesskey et tabindex. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur accesskey et tabindex…
accesskey assigne un caractère du clavier à n’importe quel élément HTML, y compris les liens, les boutons et les champs textuels. Il suffit alors d’appuyer sur une touche du clavier pour activer l’élément en question.
tabindex précise l’ordre selon lequel un visiteur sélectionne des éléments HTML par appui successif sur la touche Tab.
Vous pourriez vous demander pourquoi il serait utile de naviguer sur un site Web avec le clavier alors que l’on a la souris pour cela. Il s’agit d’une question d’accessibilité. En effet, certaines personnes, pour des raisons de handicap ou étant donné les circonstances, ne peuvent pas utiliser la souris. Par ailleurs, les mal-voyants ou non-voyants utilisant un navigateur à lecture séquentielle apprécieront de sauter certains passages de votre page Web pour aller directement à ce qui les intéresse.
Exemples d’utilisation :
<a href="contact.htm" title="Nous contacter" accesskey="C">Nous contacter</a>. Dans ce cas, le fait d’appuyer simultanément sur Alt et la touche C du clavier vous envoie directement sur la page contact.htm (ou bien il faut également valider avec la touche Entrée dans certains navigateurs). On peut également utiliser divers chiffres pour chaque option de son menu de navigation.<a href="contact.htm" title="Nous contacter" tabindex="1">Nous contacter</a>. Ici, le premier appui sur la touche Tab active le lien et il faut ensuite valider avec la touche Entrée pour aller sur la page contact.htm. On peut ensuite utiliser tabindex= »2″, tabindex= »3″, etc. pour ses autres liens ou éléments HTML.Cette technique est donc relativement simple et on aurait tort de s’en priver car elle rend la navigation dans les pages un peu plus accessible.
16/06/05
Il ne doit pas y avoir beaucoup de sites Web qui ne comportent pas d’images et on peut même dire que les images jouent un rôle clé de communication sur le Web. C’est pourquoi il est particulièrement important de les rendre accessibles. Pour cela, la technique est simple, rapide et à 3 niveaux.
Premier niveau d’accessibilité : la balise « alt »
<img src="mon_image.gif" alt="Le chalet où j'ai passé mes vacances dans le Vercors" />Deuxième niveau d’accessibilité : la balise « title »
<img src="mon_image.gif" alt="Le chalet où j'ai passé mes vacances dans le Vercors" title="Ce chalet possède 3 pièces principales très agréables et offre une vue imprenable sur de superbes paysages. J'ai passé 1 semaine dans cet endroit et je me suis régalé." />Troisième niveau d’accessibilité : la balise « longdesc »
<img src="mon_image.gif" alt="Le chalet où j'ai passé mes vacances dans le Vercors" title="Ce chalet possède 3 pièces principales très agréables et offre une vue imprenable sur de superbes paysages. J'ai passé 1 semaine dans cet endroit et je me suis régalé." longdesc="chalet.htm" />Tout ce que vous ferez qui favorisera l’accessibilité est un pas dans la bonne direction pour qu’un maximum d’internautes profitent de vos pages. Mais c’est également un pas dans la bonne direction pour une bonne indexation dans les moteurs de recherche.
16/06/05
La fin des années 90 et le début des années 2000 ont vu la guerre des navigateurs avec l’affrontement entre Microsoft et Netscape qui se sont concurrencés pour prendre la première place du marché. Il en a résulté beaucoup de problèmes à plusieurs niveaux (il paraît que la concurrence c’est bien…). Pour faire court, les concepteurs de sites Web devaient coder leurs pages de deux ou plusieurs façons : une page pour Internet Explorer et une autre pour Netscape au minimum, parfois il fallait également coder en fonction des versions de ces navigateurs. Résultat : un gros travail à faire, d’une efficacité pas forcément démontrée, des coûts supplémentaires pour les clients, des déboires pour les internautes… Bref, la foire !
Puis, la guerre s’étant soldée par la victoire d’Internet Explorer, au début des années 2000, le W3C a finalement été suivi dans ses propositions de standardisation. Les versions 5 des principaux navigateurs et leurs versions ultérieures ont donc pas trop mal respecté ces normes. Il faut dire qu’il en allait de la survie du Web : les coûts de création et de maintenance des sites Web devenaient tellement élevés, et la vague des start-ups étant définitivement retombée, il fallait bien que quelque chose se passe.
Les navigateurs actuels Firefox, Opera, Mozilla Suite, etc.) et les vieux mastodontes (Internet Explorer, Netscape) respectent tous maintenant une large part des normes édictées par le W3C : XHTML strict, CSS 1 et 2, DOM, ECMAScript, pour ne citer que celles-ci. Qu’est-ce que cela implique pour les concepteurs de sites Web et leurs clients, me direz-vous ?
Principalement cela : il n’est plus nécessaire de réaliser plusieurs versions du même site pour qu’il puisse être vu sous différents systèmes et sur différentes plates-formes. Finis également les sites compatibles uniquement avec Netscape ou compatibles uniquement avec Microsoft Internet Explorer. Terminées les versions spéciales WAP ou WML ou les versions spécifiques aux vieux navigateurs. Finies les versions spéciales des pages destinées aux imprimantes. Plus besoin de détecter le navigateur de l’internaute ou son système d’exploitation pour lui présenter des pages spéciales.
Résultat : grâce à la standardisation, les clients paient maintenant moins chers des sites qui pourront être vus sur des systèmes plus divers et qui seront compatibles avec les technologies de demain.
Les avantages du respect des normes du W3C sont nombreux, jugez plutôt :
Bref, maintenant que 99 % des internautes surfent avec des navigateurs respectueux des normes, il n’y a plus aucune raison de ne pas construire des sites optimisés conformes aux normes du W3C. Nous avons tous à y gagner : designers, clients, internautes.