moins c’est PLUS
Weblog de Christian Jasinski
Weblog de Christian Jasinski
La fin des années 90 et le début des années 2000 ont vu la guerre des navigateurs avec l’affrontement entre Microsoft et Netscape qui se sont concurrencés pour prendre la première place du marché. Il en a résulté beaucoup de problèmes à plusieurs niveaux (il paraît que la concurrence c’est bien…). Pour faire court, les concepteurs de sites Web devaient coder leurs pages de deux ou plusieurs façons : une page pour Internet Explorer et une autre pour Netscape au minimum, parfois il fallait également coder en fonction des versions de ces navigateurs. Résultat : un gros travail à faire, d’une efficacité pas forcément démontrée, des coûts supplémentaires pour les clients, des déboires pour les internautes… Bref, la foire !
Puis, la guerre s’étant soldée par la victoire d’Internet Explorer, au début des années 2000, le W3C a finalement été suivi dans ses propositions de standardisation. Les versions 5 des principaux navigateurs et leurs versions ultérieures ont donc pas trop mal respecté ces normes. Il faut dire qu’il en allait de la survie du Web : les coûts de création et de maintenance des sites Web devenaient tellement élevés, et la vague des start-ups étant définitivement retombée, il fallait bien que quelque chose se passe.
Les navigateurs actuels Firefox, Opera, Mozilla Suite, etc.) et les vieux mastodontes (Internet Explorer, Netscape) respectent tous maintenant une large part des normes édictées par le W3C : XHTML strict, CSS 1 et 2, DOM, ECMAScript, pour ne citer que celles-ci. Qu’est-ce que cela implique pour les concepteurs de sites Web et leurs clients, me direz-vous ?
Principalement cela : il n’est plus nécessaire de réaliser plusieurs versions du même site pour qu’il puisse être vu sous différents systèmes et sur différentes plates-formes. Finis également les sites compatibles uniquement avec Netscape ou compatibles uniquement avec Microsoft Internet Explorer. Terminées les versions spéciales WAP ou WML ou les versions spécifiques aux vieux navigateurs. Finies les versions spéciales des pages destinées aux imprimantes. Plus besoin de détecter le navigateur de l’internaute ou son système d’exploitation pour lui présenter des pages spéciales.
Résultat : grâce à la standardisation, les clients paient maintenant moins chers des sites qui pourront être vus sur des systèmes plus divers et qui seront compatibles avec les technologies de demain.
Les avantages du respect des normes du W3C sont nombreux, jugez plutôt :
Bref, maintenant que 99 % des internautes surfent avec des navigateurs respectueux des normes, il n’y a plus aucune raison de ne pas construire des sites optimisés conformes aux normes du W3C. Nous avons tous à y gagner : designers, clients, internautes.