S’il y a bien une expression à la mode, c’est celle-ci : « développement durable ». Je suis certain qu’aucun des journalistes, rédacteurs, chargés de communication, etc. qui l’utilisent ne sait réellement ce que cette expression veut dire. En fait, c’est une mauvaise traduction (encore une !) d’un concept anglosaxon très nébuleux.

Nébuleux car ce terme n’a jamais été fait pour recouvrir une réalité mais pour assurer la communication des entreprises qui ont compris qu’il fallait maintenant parler de l’environnement (je dis bien « parler », pas agir). Comme les médias s’en sont emparés, tout le monde répète maintenant comme un perroquet « développement durable », « développement durable », « développement durable », « développement durable », etc.

Tout a même tendance à devenir « durable » puisqu’on entend parler de « tourisme durable », « agriculture durable », « construction durable », « croissance durable », « pollution durable », « gestion durable », « terre durable », « santé durable », « politique durable », « aménagement durable », « choix durable », « ville durable », « transport durable », etc.

Devant tant de ridicule, je préfère parler de « développement du râble ». On a en effet beaucoup sous-estimé le râble, je pense, et il est temps de le développer. Le râble c’est la partie inférieure du dos du lapin et, familièrement, c’est le bas du dos chez l’Homme. Donc, avant que le climat nous tombe sur le râble, développons ce dernier afin de mieux résister.