En 2000, je me rappelle une conversation avec un ami bien informé qui disait que dans 3 ans maximum (soit en 2003) tout le monde aurait son livre électronique. Je lui répondais que je ne croyais pas du tout au livre électronique et que c’était une technologie vouée à l’échec. Force est de constater, en 2006, que j’avais raison (pour une fois !), en tout cas pour l’instant.

Pourquoi je n’y crois pas ? Pour une première raison qui semble échapper aux industriels ou commerciaux dans bien des secteurs (y compris la téléphonie mobile) : la commodité. Le livre papier, format de poche, est très commode : on peut l’amener partout car il est petit, l’ouvrir et lire immédiatement, il n’y a pas besoin de le brancher, de changer les piles, de le recharger, d’acheter des cartes mémoire, il ne tombe pas en panne, etc.

Une autre raison c’est que le livre électronique n’apporterait rien à l’acheteur par rapport au livre papier. C’est juste une façon techniquement compliquée de refaire ce qui existe déjà. Les produits qui n’apportent rien de plus à l’utilisateur sont rejetés ou ont du mal à s’imposer. Voir par exemple les difficultés de l’organiseur électronique…

Je ne suis également pas sûr qu’en terme de coût cela soit intéressant pour le producteur ou le consommateur. A voir.

Par contre, je ne crois pas non plus aux librairies (les vraies). Je pense que la vente de livres va peu à peu totalement basculer sur le Web car le libraire n’apporte rien au consommateur que ne peut apporter le site Web dans ce domaine. Je ne sais pas s’il faut se réjouir de cela ou s’en attrister…