Archive for octobre, 2007

Le discours pervers des médias

Depuis quelques mois, on entend les médias dire de Sarkozy, sur un ton de reproche, qu’il est très (trop) médiatisé et qu’il se sert de cela dans un but politique.

Je trouve cette affirmation vraiment  paradoxale car les médias sont libres de parler de ce qu’il veulent et personne ne les oblige à parler de Sarkozy. Ils peuvent faire la une sur autre chose, c’est un choix qu’ils font. Alors s’ils choisissent de parler de Sarkozy, ils ne peuvent pas venir nous dire ensuite que Sarkozy est trop médiatisé !

Finalement, on a la situation suivante : les médias se reprochent à eux-mêmes de parler de Sarkozy !

Dans la même veine, les médias disent qu’un homme public qui médiatise sa vie privée ne peut plus ensuite demander qu’on le laisse tranquille.  Mais ce sont les médias qui décident de parler de la vie privée d’un homme ou d’une femme et d’envoyer leurs paparazzi sur place. Ils peuvent ne pas le faire s’ils le veulent. Ici aussi donc, ce sont les médias qui décident de rendre publique une chose privée et qui ensuite le reprochent à la personne concernée !

Bien entendu, il s’agit d’un jeu pervers des médias qui sont prêts à tout pour vendre du papier ou de l’heure d’antenne. Mais les médias n’aiment pas qu’on disent qu’ils aiment l’argent et que leur but n’est pas d’informer mais de gagner de l’argent.

Madame Sarkozy et les infirmières

Cette affaire est extrêmement curieuse. Quel rôle a joué madame Sarkozy dans la libération des infirmières bulgares ? Les médias n’arrêtent pas de parler de ce rôle mais, bien qu’écoutant beaucoup ce que disent les journalistes et politiciens, jamais personne n’explique en quoi ce rôle a consisté… Pas le moindre début d’explication.

Devant un tel silence, j’imagine une possibilité : elle n’a joué aucun rôle ! Et c’est la raison la plus évidente pour expliquer que personne, pas même elle, n’est en mesure de fournir quelques détails. La seule explication que j’ai entendue c’est qu’elle avait parlé avec le dirigeant lybien directement en anglais, sans interprète. C’est maigre !

Alors pourquoi lui inventer un rôle ? Grâce à ce type de communication, on lui trouve une raison d’être pour la faire exister alors qu’elle a visiblement du mal à rentrer dans ses habits de femme du président. Autre hypothèse : lui faire jouer un « rôle » permettait de brouiller les cartes, ce qui était plutôt utile vu ce qui a nécessairement été donné en échange de la libération des infirmières (ne soyons pas naïfs !). Simples hypothèses mais l’absence d’explication sur son rôle réel me fait penser qu’il s’agit plutôt d’un rôle supposé.