Politique

L’armée française en Afghanistan coûte 4 téléthons par an

Les opérations conduites en Afghanistan devraient coûter 400 millions d’euros au budget de la Défense en 2010 (que nous payons vous et moi), soit une modeste part des 32 milliards d’euros que se taillent les armées (que nous payons aussi).

Cela veut dire qu’il faut environ 4 fois plus d’argent pour maintenir l’armée française en Afghanistan que ce que rapporte un téléthon.

Ca me laisse songeur… pas vous ?

Environnement : on ne fera rien…

…ou pire : on prendra des mesurettes pour faire parler les médias et, sur le fond, rien ne sera fait pour lutter contre le réchauffement de cette planète. Quelques années après le fameux « Grenelle de l’environnement », où on allait voir ce que l’on allait voir, on voit bien maintenant le chemin que prend la France (et d’autres pays) : des prises de position de façade destinées à animer les médias parisiens (pléonasme !).

Mais il y a un gros problème : les scientifiques ne savent pas dire quand on atteindra le point de non retour. C’est peut-être maintenant, peut-être en 2030, aucun scientifique sérieux ne peut l’affirmer. Par contre, on peut affirmer que ce point de non retour existe compte tenu des données scientifiques sur l’atmosphère terrestre.

Quand ce point sera atteint, la Terre aura un destin similaire à la planète Vénus (avec quelques différences étant donnée sa position plus éloignée par rapport au Soleil) : ce sera une sorte de fournaise sans eau où les conditions pour la vie ne seront plus réunies.

Ce sera nous les responsables et, pour nos enfants, les coupables.

Un changement radical en matière de modes de vie, d’utilisation de l’énergie et de contrôle des naissances s’impose. Mais, jour après jour, année après année, ce changement est repoussé, discrètement, avec doigté et de manière subtile, mais il est bel et bien repoussé. On prend des engagements pour dans 20 ans, 30 ans… c’est commode. Et on ferme tous les yeux. On ne veut pas voir. Voir qu’on ne fait rien ou, ce qui est pire en fait, presque rien. On ne veut pas voir qu’on ne fera rien ?

La taxe carbone, oui mais…

Cette taxe existe depuis des années dans les pays scandinaves. La France a toujours été très en retard en matière de protection de l’environnement. Aujourd’hui, enfin, on commence à parler de taxe carbone. C’est une bonne chose mais tout est dans la manière dont elle va s’appliquer.

Un consensus semble se dégager pour facturer le CO2 à 32 euros la tonne. Cela entrainerait une hausse des prix à la pompe de 8 centimes. Je ne crois pas que c’est avec ce type de mesure qu’on va réduire la consommation de carburant. On va juste gêner un peu plus les consommateurs qui ne sont pas au mieux depuis quelques années, loin s’en faut.

Ensuite, si c’est bien de freiner la consommation de combustibles fossiles (c’est une question de survie, il ne faut pas se voiler la face), il faut mettre en face par quoi on les remplace. Sinon, on met les gens dans une situation impossible. Et de ce point de vue encore, on peut dire, mi-2009, que l’offre alternative est soit absente, soit trop chère, soit peu sérieuse.

Enfin, vouloir mettre un prix au carbone et établir une bourse d’échange des droits à polluer sont des méthodes ahurissantes et totalement hors de toute logique. Pourquoi faire simple si on peut faire compliqué ?

C’est tout le système d’impôts et taxes qu’il faut revoir si on veut être juste et vraiment dissuader les industriels et les particuliers d’utiliser des énergies fossiles. Créer une nouvelle taxe est injuste et insuffisant.

Vous aviez aimé l’Irak ? Voici maintenant l’Iran.

Actuellement, je constate que les médias se déchaînent contre l’Iran et ses élections. Il semble qu’aucun mot ne soit assez fort pour condamner ce régime et vouloir son remplacement par un autre. Je dis tout de suite que je ne connais pas ce régime, ni l’autre. Ceci étant, je suis d’un naturel méfiant et les médias ne me feront pas le coup 2 fois.

En effet, ceux-là même qui m’expliquaient que l’Irak détenait des armes de destruction massive capables d’anéantir le monde, preuves à l’appui (photos satellites, etc.), m’expliquent maintenant que le régime iranien doit être destitué. Il fallait destituer le régime irakien, et cela a été fait on sait comment, maintenant il faut destituer le régime iranien.

Quand la confiance est perdue, il est très difficile de la retrouver…

Un peu de retenue dans cette affaire serait louable. Laissons les Iraniens décider par eux-mêmes et évitons de nous poser en donneur de leçons car on est mal placés, je crois.

L’entreprise : à quoi ça sert ?

Avec la crise actuelle, ses licenciements, ses séquestrations de dirigeants, avec le chômage persistent, il me semble que c’est le concept même d’entreprise qui est remis en question. Le rôle de l’entreprise dans la société est à repenser ainsi que la façon dont elle est organisée.

Pour faire simple, le but premier de nombre d’entreprises, dont les plus grosses en tout cas, est de satisfaire ses actionnaires. L’objectif de toute entreprise est de faire du profit. En France, du bas de l’échelle des salaires au plus haut, les facteurs multiplicatifs sont souvent de 10, voire 100, voire plus… L’intéressement de ceux sans lesquels l’entreprise ne pourrait pas exister, les employés (un terme d’ailleurs devenu tabou dans la communication des entreprises), est resté bien superficiel, souvent même une pure façade.

Bref, il me semble que ce fonctionnement est inefficace et source de beaucoup de frustrations. C’est une façon d’opérer découlant du passé et en aucun cas une source de progrès. Personne de sensé ne peut justifier l’échelle des salaires. En outre, il faut être bien naïf pour croire (ou faire semblant de croire) que les employés vont être motivés s’ils ne sont pas intéressés, réellement partie prenante, dans les résultats de l’entreprise. La recherche du profit ne peut pas être une fin en soi : du profit pour qui ? pour quoi faire ? Où on s’arrête dans cette quête ?

L’entreprise ne créera que des frustrations tant que :

  • L’échelle des salaires restera incohérente
  • Les employés ne seront pas partie prenante dans les résultats, donc dans les décisions
  • Le seul but réel restera le profit
  • L’aspect humain et social ne sera pas placé au premier plan
  • Des thèmes abstraits et théoriques comme la communication et l’image resteront au centre des préoccupations des dirigeants
  • Les efforts de l’entreprise bénéficieront surtout à des personnes extérieures à celle-ci : les actionnaires

L’entreprise, qui adore faire la leçon à ses employés en leur expliquant qu’il faut savoir évoluer, et qui repose sur les mêmes règles depuis environ 2 siècles, doit maintenant changer de cap sous peine de devoir faire face à des problèmes insurmontables. La crise actuelle n’est qu’un des révélateurs de ces problèmes qui existaient déjà et ne disparaîtront pas sans évolution majeure.

Manipulation subtile, quoique…

Voici un exemple de la façon, à la fois subtile et grossière, dont les médias nous manipule. Il s’agit ici d’une copie d’une partie de page de Yahoo Actualités (dans la colonne de droite), le 3 septembre 2008. On peut voir ceci :

  • USA 2008 – Toute l’actualité de la présidentielle américaine.
  • Nicolas Sarkozy – Toute l’actualité du Président de la République.
  • Toute l’actualité de la Russie.

L’un est tout sourire, l’autre sourit légèrement et a un visage relativement avenant, et le dernier fait quasiment la gueule. Je vous laisse conclure…

L’Irlande a dit non !

C’était le seul pays de l’UE dont on a consulté le peuple. On pourrait se demander ce qu’auraient dit les autres peuples si on les avait consultés…

Les autorités européennes, échaudées par cette affaire et d’autres récentes du même type, vont certainement décider de ne plus jamais demander l’avis aux populations de crainte qu’elles s’opposent à ce qui est décidé en haut lieu. C’était ce qui avait déjà été décidé et seule l’Irlande faisait exception : on voit le résultat.

C’est ce qu’on appelle la démocratie. Non ?

Documentaire sur Pierre Bérégovoy

Hier soir, j’ai vu ce documentaire qui essaie d’expliquer que la thèse officielle sur la mort de l’ancien premier ministre n’est pas très crédible. Et c’est vrai que ce n’est sûrement pas la vérité et que Bérégovoy a très certainement été éliminé.

Toutefois, ce documentaire est particulièrement mal fait (comme c’est souvent le cas à la TV). Tout d’abord, il prétend montrer qu’il y a eu manipulation alors que le documentaire cherche lui-même, dès le début, à manipuler le spectateur par des effets sonores, visuels, un mode d’énonciation, des enchaînements, etc. L’autre problème c’est que l’on ne peut pas démontrer qu’une thèse est fausse en partant du principe qu’une autre thèse est forcément vraie. Il faut avoir une démarche beaucoup plus proche des faits, la moins orientée possible.

Enfin, certains aspects manquent cruellement à cette « enquête ». Par exemple :

  • Le garde du corps et le chauffeur de Bérégovoy, personnages centraux de cette affaire et particulièrment mis en cause par le documentaire, sont totalement absents de celui-ci, bien que cités à de nombreuses reprises. S’ils ont été contactés et n’ont pas voulu répondre, il faut le dire. Ce sera alors édifiant.
  • Le dossier sur l’autopsie et tous les éléments écrits sur cette enquête de police, bien que souvent évoqués, restent invisibles de la caméra. Pourtant, ils existent et quelqu’un les a forcément. Pourquoi ne peuvent-ils être rendus publics ? Eventuellement, qui s’y oppose ? Où sont-ils ?
  • Pourquoi ne pas interviewer le médecin légiste dont il est question ? Si elle refuse de parler, il faut aussi le dire et ce sera éventuellement édifiant.

Bref, un documentaire mal fait, trop de mise en scène, pas assez de fond. C’est dommage car cette affaire est passionnante et mérite que l’on s’y attarde car elle touche de près des aspects très importants de notre société.

Afghanistan : « quelques centaines » de soldats en plus…

Le gouvernement français vient d’annoncer, devant le parlement français, l’envoi de quelques centaines de soldats en plus en Afghanistan. Mis à part, que je suis totalement contre une telle mesure, je trouve qu’une telle annonce est à la limite du sérieux. En effet :

  • Le premier ministre dit « quelques centaines » : on pourrait au moins s’attendre à un chiffre précis…
  • Personne ne dit le coût d’un tel envoi. Je voudrais savoir ce que cela va coûter au total, combien coûtent les soldats français déjà installés en Afghanistan et ce que ces sommes représentent en pourcentage des impôts que je paie.
  • Est-ce qu’on croit vraiment que quelques centaines de soldats français vont arrêter le terrorisme ? Est-ce qu’on a déjà vu une chose pareille ? Est-ce que cela n’aurait d’ailleurs pas l’effet inverse ?
  • Ne soyons pas naïfs, quelles sont les vraies raisons de l’envoi de soldats là-bas ?

Non, vraiment pas sérieux… !

Boycott des Jeux de Pékin ?

Quand les Jeux Olympiques de 2008 ont été confiés à la Chine, tout le monde connaissait la situation au Tibet. Pourtant, c’est bien à la Chine qu’est revenu le droit d’organiser les Jeux.

Quand on commerce avec la Chine, on s’interroge peu, voire pas du tout, sur la politique chinoise.

Alors, il faut cesser l’hypocrisie : soit on cesse de commercer avec la Chine, on ne lui donne pas la responsabilité d’organiser les Jeux et on n’y participe donc pas. Soit on commerce avec la Chine et on participe aux Jeux.

Boycotter la cérémonie d’ouverture des Jeux est une hypocrisie de plus. On fait semblant d’être outré mais, en fait, on participe à la grande messe et, ce faisant, on entérine l’autorité chinoise.

Il faudrait pouvoir protester et pousser des hauts cris… mais sans que cela nous retombe dessus. Quel courage moral !

D’autre part, je n’aime pas qu’un pays, ou des pays, se posent en donneur de leçons. Aucun pays n’est tout blanc ou tout noir. Si l’on veut donner des leçons, il faut le faire par l’exemple et avoir le courage de ses opinions.