Halloween est dans la Lune

Hier, c’était la journée déguisements genre sorcières, morts-vivants et autres joyeusetés de saison. Bien sûr, il n’était pas question de passer outre. J’en ai profité pour faire un cliché de la Lune, qui n’est pas trop mal, au téléobjectif zoom sur 200 mm.

Mina déguisée pour Halloween : ça fait vraiment peur.

Mina déguisée pour Halloween : ça fait vraiment peur.

Lune au teleobjectif

Lune au teleobjectif

Pourquoi Windows n’est pas bon ?

Principalement parce que les questions d’ergonomie ne sont pas traitées à leur juste valeur. Un exemple ? Pour arrêter Windows, il faut cliquer sur le bouton Démarrer (même dans Windows 7) !

Je passe sur d’innombrables autres points et des traductions françaises à la qualité plus que douteuse…

France Telecom : il en faudra combien ?

J’apprends par un article de Reuters qu’il y a eu un 25ième suicide à FT et je lis également la chose suivante : Au sein du gouvernement, une critique … est venue vendredi du secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi, Laurent Wauquiez. « La première chose, c’est le boulot interne de France Télécom: il est urgent qu’ils se retroussent les manches, et surtout que le P-DG donne le sentiment d’une empathie et qu’il aille à la rencontre de ses salariés ».

Ce genre de déclaration correspond tout-à-fait à ce que je dénonçais dans un article précédent. J’aime beaucoup l’expression « se retrousser les manches », très à la mode chez les gens en costard ! Je ne suis pas de FT mais qu’est-ce qu’il croit ce ministre, que les salariés de FT se reposent ? Mis à part qu’ils se suicident…

J’aime aussi beaucoup l’expression « …le PDG donne le sentiment d’une empathie… ». Voilà, il faut donner le sentiment d’une empathie. Ce n’est même pas être en empathie c’est « donner le sentiment que l’on est en empathie ». Et il ne faut rien changer à la politique de FT, il faut être en empathie, juste de l’empathie. Pour le reste, rien !

Quand est-ce que nos ministres et décideurs vont arrêter de faire de la communication ? Quand est-ce qu’ils vont nous parler ?

Arrêtez de communiquer, parlez-nous !

Ce que dit le PDG de France Telecom

Après 24 suicides en 20 mois dans son entreprise, le PDG de France Telecom s’exprime dans une récente interview. Et voilà ce qu’il dit :

« Je n’ai pas pris en compte suffisamment les signaux faibles qui arrivaient ». Comment se fait-il que ces signaux soient faibles car on ne parle pas ici de petits problèmes ? Pourquoi n’ont-ils pas été pris en compte ? Qu’est-ce que garantit que maintenant de tels signaux seraient pris en compte ?

« Je pense qu’on a sous-estimé un certain nombre de paramètres humains ». Qui est « on » dans cette phrase ? Quels paramètres ?

« On a fait des transformations majeures, on les a probablement fait trop vite ». Le PDG ne remet pas en question les transformations (lesquelles ?), il doute uniquement sur la vitesse de mise en oeuvre desdites transformations.

« Les salariés ne vont pas très bien parce qu’ils ont pris un choc ». Cela veut dire que si les salariés de FT ne vont pas bien c’est parce que d’autres salariés se sont suicidés. Et si d’autres salariés se sont suicidés, c’est pourquoi ?

« Ils sont en train de se reconstruire après cette épreuve terrible ». Le « ils » c’est à nouveau les salariés qui sont vus ici comme venant de subir une épreuve (le suicide de leurs collègues) et qui cherchent à s’en remettre. Ah la démagogie !

Bref, pas un mot sur les causes des suicides, rien de concret sur de vrais changements à apporter à la politique de l’entreprise. Que des phrases creuses, de la com. Je résume la « pensée » du PDG : « j’ai une toute petite part de responsabilité (les signaux étaient faibles) mais je n’y suis pour rien et les salariés vont s’en remettre ». Autrement dit, passez votre chemin.

Un court extrait vidéo de ce PDG. Je vous laisse juge du ton, de la manière et du fond :

C’est le moment de relire La Fontaine

Surtout la fable où il écrit : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ». En lisant cette phrase, je pensais à Mitterand, le ministre de la culture (mais je pourrais penser à d’autres, c’est vrai).

Voilà quelqu’un qui écrit aller en Thaïlande pour avoir des relations sexuelles payées avec des garçons ou des gosses (sic) mais qui nous dit que ces garçons, ces gosses, ont à peu près le même âge que lui (soit environ 60 ans puisqu’il est né en 1947). Pourquoi il faut le croire ? Parce que c’est ce qu’il dit. Il dit qu’il a fait 22000 km en avion pour avoir des relations sexuelles avec des gens de son âge. Et qu’ils étaient consentants. Et qu’il les avait payés pour cela.

Vous pouvez le croire si vous voulez.

C’est vrai que Mitterand est éloquent et il faut dire que c’est son métier puisqu’il est (était) présentateur de télévision. Mais l’éloquence trouve dans les faits ses limites.

Environnement : on ne fera rien…

…ou pire : on prendra des mesurettes pour faire parler les médias et, sur le fond, rien ne sera fait pour lutter contre le réchauffement de cette planète. Quelques années après le fameux « Grenelle de l’environnement », où on allait voir ce que l’on allait voir, on voit bien maintenant le chemin que prend la France (et d’autres pays) : des prises de position de façade destinées à animer les médias parisiens (pléonasme !).

Mais il y a un gros problème : les scientifiques ne savent pas dire quand on atteindra le point de non retour. C’est peut-être maintenant, peut-être en 2030, aucun scientifique sérieux ne peut l’affirmer. Par contre, on peut affirmer que ce point de non retour existe compte tenu des données scientifiques sur l’atmosphère terrestre.

Quand ce point sera atteint, la Terre aura un destin similaire à la planète Vénus (avec quelques différences étant donnée sa position plus éloignée par rapport au Soleil) : ce sera une sorte de fournaise sans eau où les conditions pour la vie ne seront plus réunies.

Ce sera nous les responsables et, pour nos enfants, les coupables.

Un changement radical en matière de modes de vie, d’utilisation de l’énergie et de contrôle des naissances s’impose. Mais, jour après jour, année après année, ce changement est repoussé, discrètement, avec doigté et de manière subtile, mais il est bel et bien repoussé. On prend des engagements pour dans 20 ans, 30 ans… c’est commode. Et on ferme tous les yeux. On ne veut pas voir. Voir qu’on ne fait rien ou, ce qui est pire en fait, presque rien. On ne veut pas voir qu’on ne fera rien ?

A qui profite la grippe A ?

Devant l’énorme battage que font les médias autour de la grippe A, je ne peux m’empêcher de penser que tout cela doit être orchestré car c’est ce que nous enseigne l’histoire récente en pareil cas. Donc, qui a intérêt à créer une psychose pour une maladie qui est plus inoffensive que la grippe normale ?

En premier, les laboratoires qui fabriquent les médicaments contre la grippe A ont assurément intérêt à vendre beaucoup de traitements. Il faut donc stimuler le marché et, de ce point de vue, on peut dire que tout va bien pour eux, avec des commandes énormes passées par les gouvernements de plusieurs pays.

La grippe A c’est comme le bug de l’an 2000 : les médias s’excitent pour vendre du papier ou de l’heure d’antenne !

Ensuite, les gouvernements eux-mêmes ont intérêt à créer une certaine psychose. Tant qu’on parle de grippe (« avez-vous peur de la grippe ? », « avez-vous peur de la grippe ? », « avez-vous peur de la grippe ? », etc.), on ne parle pas d’autres choses… des choses éventuellement embarrassantes pour lesdits gouvernements : chômage de masse, perte de pouvoir d’achat, insécurité sociale, etc.

Vous voyez d’autres pistes ? Qui a intérêt à développer la psychose ?

La taxe carbone, oui mais…

Cette taxe existe depuis des années dans les pays scandinaves. La France a toujours été très en retard en matière de protection de l’environnement. Aujourd’hui, enfin, on commence à parler de taxe carbone. C’est une bonne chose mais tout est dans la manière dont elle va s’appliquer.

Un consensus semble se dégager pour facturer le CO2 à 32 euros la tonne. Cela entrainerait une hausse des prix à la pompe de 8 centimes. Je ne crois pas que c’est avec ce type de mesure qu’on va réduire la consommation de carburant. On va juste gêner un peu plus les consommateurs qui ne sont pas au mieux depuis quelques années, loin s’en faut.

Ensuite, si c’est bien de freiner la consommation de combustibles fossiles (c’est une question de survie, il ne faut pas se voiler la face), il faut mettre en face par quoi on les remplace. Sinon, on met les gens dans une situation impossible. Et de ce point de vue encore, on peut dire, mi-2009, que l’offre alternative est soit absente, soit trop chère, soit peu sérieuse.

Enfin, vouloir mettre un prix au carbone et établir une bourse d’échange des droits à polluer sont des méthodes ahurissantes et totalement hors de toute logique. Pourquoi faire simple si on peut faire compliqué ?

C’est tout le système d’impôts et taxes qu’il faut revoir si on veut être juste et vraiment dissuader les industriels et les particuliers d’utiliser des énergies fossiles. Créer une nouvelle taxe est injuste et insuffisant.

Tout n’est plus que spectacle !

Rapide état des lieux :

  • Le sport : c’est devenu un spectacle. Seules comptent les performances. D’où le dopage omniprésent.
  • L’art : c’est devenu un pur spectacle d’autant plus facilement qu’il comporte naturellement une dimension spectacle et représentation. Problème : seule cette dimension est maintenant mise en valeur. Le reste est occulté. D’où la naissance d’un art commercial dont l’objectif est de vendre et on parle maintenant d’un marché de l’art.
  • La politique : également un spectacle. Les idées sont de plus en plus absentes et la communication est au centre des préoccupations des politiciens.
  • Le marché : les grandes entreprises communiquent à tout va. Leur propagande consiste par exemple à vendre un produit polluant en vantant ses qualités environnementales.

Le comble du spectacle c’est ce qu’on appelle les people. Là on a affaire à un spectacle du spectacle. Bientôt peut-être on aura un spectacle du spectacle du spectacle…

Tout cela découle de notre société médiatique. Les médias se nourrissent en effet du spectacle, c’est ce qui les fait vivre. Même des thèmes qui, au départ, n’étaient pas du tout un spectacle le sont devenus. Par exemple, les infos. Le journal télévisé ne consiste pas à nous informer car son but est de nous divertir.

Malgré tout ce spectacle, j’avoue ne pas être diverti du tout.

Vous aviez aimé l’Irak ? Voici maintenant l’Iran.

Actuellement, je constate que les médias se déchaînent contre l’Iran et ses élections. Il semble qu’aucun mot ne soit assez fort pour condamner ce régime et vouloir son remplacement par un autre. Je dis tout de suite que je ne connais pas ce régime, ni l’autre. Ceci étant, je suis d’un naturel méfiant et les médias ne me feront pas le coup 2 fois.

En effet, ceux-là même qui m’expliquaient que l’Irak détenait des armes de destruction massive capables d’anéantir le monde, preuves à l’appui (photos satellites, etc.), m’expliquent maintenant que le régime iranien doit être destitué. Il fallait destituer le régime irakien, et cela a été fait on sait comment, maintenant il faut destituer le régime iranien.

Quand la confiance est perdue, il est très difficile de la retrouver…

Un peu de retenue dans cette affaire serait louable. Laissons les Iraniens décider par eux-mêmes et évitons de nous poser en donneur de leçons car on est mal placés, je crois.